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21 janvier 2006

The celluloid closet (Film culte)

Quelques mots sur un film a se procurer de toute urgence:

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Réalisé par: Robert Epstein & Jeffrey Friedman
avec: Lily Tomlin - Tony Curtis - Susan Sarandon...
Genre: Documentaire
Année de prod.: 1995
Durée: 101min

Synopsis:
L'homosexualité vue à travers cent ans de cinéma hollywoodien.
Pour les auteurs "The celluloid closet" montre comment notre attitude envers l'homosexualité et notre perception des rôles des deux sexes ont évolué au cours de ce siècle.
(Allociné)

priscilla

The Celluloid Closet est un documentaire plus qu'interessant tiré du roman de Vito Russo. Il analyse la représentation de l'homosexualité dans le cinéma (principalement américain).
cel_cloOn y découvre l'absence presque totale de la "vraie" homosexualité à travers l'histoire du cinéma. Sa présence était en général principalement péjorative, montrée avec dérision, pitié ou peur. Les seules représentations dignes n'apparaissent qu'à travers des subterfuges ou allusions. Devant l'absence à l'écran de toute une partie de la population mondiale Whoopie Goldberg (pour ceux qui ne connaîtraient pas c'est une actrice afro-américaine) dit sur un ton ironique qui résume bien le problème: "Bienvenue au club!".

A travers cette analyse on passe bien évidemment par la période du code Hayes. Le code Hayes est un ensemble de règles mis au point dans les années 30 par Will Hayes et sa "ligue de la vertu", ainsi que par l'Eglise catholique et les fondamentalistes protestants, afin de censurer toutes les "perversions" (selon

150x1501eux) possible à l'écran. A partir de là les films voulant traiter de l'homosexualité d'une autre manière que par la moquerie ou la condamnation ne font plus que la suggérer entre les lignes.
En avançant dans cette évolution du cinéma on découvre également le réel manque que cela a infligé aux spectateurs homosexuels. On nous rappelle très justement le besoin qu'à le spectateur de se retrouver dans un personnage ou du moins de s'y projeter, alors que dans ce cas, les "Gays" étaient, ou totalement absents, ou montrés tel des caricatures ridicules, ou des "monstres".celluloid3

Autre élèments très interessants ici, ce sont les différents décryptages de divers films, plus ou moins connus, ainsi que divers anecdotes, qui appuient l'argumentation des réalisateurs. L'humour y est également présent, les intervenants homosexuels n'étant pas là pour se placer en tant que victime mais tout simplement en tant que spectateurs amoureux du cinéma et expliquant comment ils percevaient les diffèrents films qui les ont marqués ainsi que leur relecture de diffèrents classiques.

Pour conclure je pense qu'il n'y a pas mieux qu'une phrase du film:

-"Le cinéma serait bien plus drôle et divertissant s'il voulait bien reconnaître la diversité de l'humanité".


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Commentaires
L
Je suis tout à fait d'accord sur le fait que les réalisateurs sont obligés de plus se creser la tête; et c'est un principe que l'on retrouve également dans le muet.
L
J'attends ça avec impatience!
S
Ce qui est drôle avec ce genre de films, c'est comment les réalisateurs essayaient de contourner la censure. Au final, tous ces procédés rendent les films souvent bien plus intéressants puisque la chose est sugérée, et non montrée (cela dit, c'est un avis personnel, et je me réjouis évidemment que le cinéma soit "plus libre"... Excepté pour la clope et la guerre, les derniers tabous !)
R
Mais c'est marrant (enfin non) que tu parles de ce sujet...Je comptais faire un post sur "Bound" et "When night is falling"...
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